flexibilité linguistique

Augmenter la flexibilité linguistique!

5 stratégies pour transférer des mots de notre vocabulaire passif à notre vocabulaire actif. Et renforcer ainsi notre potentiel rhétorique et force de persuasion dans la langue cible. 

Ce n’est que lorsqu’un nouveau mot est intuitivement disponible, quasi-automatisé, que nous pouvons y accéder et que cela augmente réellement notre flexibilité linguistique.

Qui ne l’a pas expérimenté? Nous prenons la parole dans une langue étrangère et tout à coup un terme technique, un verbe, une expression nous échappe, bien que nous soyons sûrs de le/la connaître et de l’avoir déjà rencontré(e) dans un autre contexte… Il s’avère que notre mémoire n’a pas encore transféré le mot dans notre vocabulaire actif.

Le vocabulaire actif ou productif est le vocabulaire utilisé dans la vie quotidienne et est estimé, par exemple en allemand, à 10-15 000 mots. Le vocabulaire de base, avec lequel on peut conduire des conversations simples, s’élève à 2 000 mots. Le vocabulaire passif, en revanche, est beaucoup plus vaste, avec plus de 50 000 mots. La frontière est fluide et au fur et à mesure que nous pratiquons une langue étrangère, les mots passent du vocabulaire passif au vocabulaire productif. 

Les 5 stratégies ci-dessous jouent un rôle déterminant pour activer les mots afin de s’exprimer plus habilement dans la langue cible. Car ce n’est que si nous pensons et parlons avec souplesse que nous pouvons agir avec souplesse.

1. Sélection et rapprochement! Focalisons notre apprentissage sur des mots pertinents. Lors de la lecture d’un article, cela signifie de donner d’abord la priorité au sens du texte. En revanche, il est utile de surligner le vocabulaire que nous souhaiterons réellement activer en fonction de sa fréquence, son intérêt pour notre activité et nos objectifs linguistiques, sa précision ou sa fonctionnalité. Il est dès lors conseillé d’activer le vocabulaire sélectionné en construisant des séries de mots proches («réussi-fructueux-efficace»), synonymes ou termes à sens opposé, et de solidifier l’apprentissage par des mnémotechniques et associations aux images. En effet, pour notre mémoire, une information est plus facile à retenir si elle est reliée à un savoir existant. La qualité prime sur la quantité.

2. Utilisation et répétition ! Ce n’est que lorsqu’un nouveau mot est intuitivement reproduit, verbalement ou par écrit, qu’il est réellement activé. Par conséquent, il est bénéfique d’utiliser les nouveaux mots, termes et expressions de manière répétée à chaque occasion qui se présente. Ils seront ainsi consolidés dans notre vocabulaire actif. Prenons un risque! 

3. Changeons de contexte ! Les mots n’ont généralement pas qu’une seule signification et sont liés à d’autres mots, ils ne s’apprennent donc pas de manière isolée mais en tenant compte de la variété des significations (« un caractère inflationniste » et « le caractère à l’écran »). Plusieurs contextes bien différenciés sont nécessaires pour fixer le sens et la pluralité d’emplois des mots, la décontextualisation constitue donc une étape importante pour la mémorisation durable. Changer de perspective solidifie et augmente la richesse de la langue.

4. Revoyons nos habitudes linguistiques! Nous sommes souvent enclins à nous rabattre sur des modèles de discours éprouvés, des mots et surtout des verbes simples : « Io penso che … ! ». Il est enrichissant de vérifier les mots que nous utilisons de manière répétitive et de les remplacer les par des synonymes. Créer des images linguistiques positives élargit notre horizon linguistique:  » Pour ma part, j’estime que …. « , et permet de créer de la précision et de la flexibilité dans notre communication. 

5. Augmenter l’exposition à la langue parlée! Le langage est culture, et vocabulaires actif et passif s’apprennent inconsciemment en s’immergeant régulièrement dans la culture linguistique visée. Augmenter l’exposition à la langue parlée est donc un facteur clé, tout comme la sélection des sources: des locuteurs motivant pratiquant un vocabulaire soigné et étendu avec une prononciation claire; des podcasts, émissions YouTube ou de télé, et autres sources d’information en fonction de leur contenu pertinent, inspirant et motivant.

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